« Crimes d’honneur » en Palestine – Rencontre avec Shatha, militante du WCLAC, Ramallah, mars 2007

« Crimes d’honneur » en Palestine

Rencontre avec Shatha, militante du WCLAC,[1] Ramallah, mars 2007

Les chiffres sur les femmes de Palestine assassinées dans des « crimes d’honneur » en 2006 sont encore plutôt flous : selon un article d’IRIN publié le 9 mars 2007[2], il y aurait eu 17 femmes assassinées « pour l’honneur » (12 dans la Bande de Gaza et cinq en Cisjordanie) en 2006, tandis que d’autres chiffres, avancés par Miftah[3] et Ma’an[4], parlent de soixante femmes victimes de crimes d’honneur dans les territoires palestiniens pour l’année précédente. Lorsqu’on pose la question à Shatha, sa première réaction est de dire que le nombre de victimes n’est finalement pas si important, et que « même s’il y avait une seule femme victime d’un crime d’honneur, il faudrait se battre de toute notre énergie contre cette pratique ». Le WCLAC travaille justement pour tenter de réaliser des statistiques sur le nombre de femmes victimes de crimes d’honneur en 2006, travail particulièrement difficile. L’exemple récent des meurtres de trois meurtres de femmes dans la Bande de Gaza (Ibtisam Mohammad Musallam Abu Qeinas, Samira Tahani Debeiky,  et Amani Khamis Hosari, dont les trois corps ont été retrouvés le 27 février 2007[5]) montre qu’il est parfois  difficile de savoir s’il s’agit de crimes d’honneur ou d’assassinats liés au chaos et à l’insécurité croissante dans les territoires palestiniens. A cela s’ajoute le nombre particulièrement élevé de rapport de police qui constate simplement le décès de jeunes femmes en indiquant « chute mortelle », sans que l’on puisse savoir s’il s’agit d’accidents, de meurtres ou de suicides. Et on peut noter à ce propos que, contrairement aux pays occidentaux où le taux de suicide le plus élevé se constate chez les hommes d’un certain âge, ce sont, en Palestine, essentiellement les femmes de 15 à 25 ans qui se suicident : il peut s’agir de meurtres déguisés en suicides, de suicides forcés (où la famille pousse la jeune femme à se suicider), mais aussi de l’ultime moyen que trouvent des femmes pour éviter un mariage forcé, pour fuir une société où elles ne sont rien, cette véritable « mort sociale », pour reprendre les termes de Shatha, dont sont victimes de nombreuses femmes palestiniennes. 

« Au nom de l’honneur » : un véritable système totalitaire contre les femmes
Si des meurtres d’honneur défrayent parfois la chronique des journaux, si l’ONU avance le chiffre de 5.000 femmes victimes chaque année dans le monde de crimes d’honneur, il faut avoir à l’esprit que les assassinats commis contre des femmes « au nom de l’honneur familial » ne sont que la partie la plus visible et la plus sanglante d’un système totalitaire. Derrière ces meurtres d’honneur, véritables condamnations à mort d’une femme par les hommes de la famille, il y a tout un système d’oppression patriarcale. Dans ce système, les hommes sont responsables du contrôle des femmes et les femmes portent l’honneur ou la honte de la famille. Même violée, même victime d’inceste, c’est toujours la femme qui est vue comme coupable d’apporter la « honte » sur la famille et son exécution comme le moyen de laver cette honte. Le système d’honneur forme une véritable structure patriarcale totalitaire, soutenu et renforcé par le système social : une famille qui laisserait sa fille se faire voir en compagnie d’hommes en dehors du mariage risque d’être rejetée socialement, et se retrouver sur une véritable « liste noire ». Au contraire, l’homme qui contrôle « ses » femmes (épouse, sœurs, filles…) est reconnu socialement, gagne en estime et en pouvoir dans la société. Aussi, ce système d’honneur instaure un véritable système de contrôle permanent sur les femmes, système qui détruit leurs vies, même pour celles qui ne sont pas assassinées. Soumise au pouvoir du père et des autres membres masculins de la famille lorsqu’elle est célibataire, la femme, une fois mariée, passe sous le contrôle du mari qui devient le maître absolu. Pour travailler, pour étudier, pour simplement sortir, y compris pour rendre visite à sa propre famille, la femme doit avoir l’autorisation de son mari, comme avant elle devait avoir celle des hommes de la famille. Cette soumission de la femme au contrôle masculin est à la base du système de l’honneur, dont le critère essentiel reste la chasteté puis la fidélité de la femme. Nombreuses d’ailleurs sont celles qui sont assassinées pour un simple soupçon, pour des rumeurs, pour avoir parlé avec un homme, etc. 
 

Et la femme qui montrerait trop d’autonomie, non seulement se condamne à être poursuivie par les membres masculins de sa famille, mais sait que les autres femmes de sa famille risquent elles-aussi d’en subir les conséquences. Ses sœurs, ses cousines, ses nièces, et finalement toutes les autres femmes et filles de la famille, se voient alors inscrites sur une liste noire par la communauté, risquant d’être répudiées, de se voir retirées leurs enfants, ou pour les plus jeunes de ne jamais pouvoir se marier.

En cela, au delà du chiffre des femmes assassinées par leurs familles pour « l’honneur », c’est finalement la grande majorité des femmes qui sont victimes de ce système, condamnées à la réclusion et au contrôle à vie, voir à une mort sociale programmée et organisée par cette véritable dictature patriarcale, où la femme n’a aucun droit au libre choix en ce qui concerne sa vie, en particulier pour les aspects les plus intimes de celle-là. Porteuse de « l’honneur » ou de la « honte » de la famille, contrôlée et fliquée, ce système crée, chez les femmes, à la fois un sentiment de peur voir de paranoïa permanentes (la condamnation à mort par le système d’honneur ne dépend pas d’un code pénal écrit, mais de multiples facteurs, facteurs qui peuvent changer, ajoutant l’arbitraire le plus extrême à ce système totalitaire), et bien sûr de dépression.

Que le taux de suicide le plus élevé soit chez les jeunes filles et femmes n’est pas étonnant, et se retrouvent d’ailleurs dans d’autres régions du monde où sévit ce même système, comme en Iran, au Kurdistan ou dans l’immigration du sud-est asiatique en Grande-Bretagne. En ce sens, le nombre de femmes victimes du système d’honneur est incalculable, car, même si elles restent vivantes physiquement, chacune des femmes subissant cette pression est, d’une façon ou d’une autre, brisée et blessée intérieurement. 

Quand la législation renforce la discrimination et les violences contre les femmes

Shatha insiste sur le fait qu’il s’agit, non pas tant d’une question religieuse, mais bien d’un système social patriarcal. Si, de nombreuses femmes musulmanes sont victimes de crimes d’honneur, le meurtre de Faten[6], le 1er Mai 2005, à Ramallah, rappelle que même des filles chrétiennes sont touchées par ces assassinats. On peut ajouter aussi les nombreux crimes d’honneur qui ont lieu chaque année dans la communauté druze d’Israël. Bien sûr, les trois religions monothéistes (et les autres religions comme l’hindouisme aussi) se basent toutes sur l’infériorité de la femme par rapport à l’homme, donnent toutes à l’homme le droit de contrôler « ses » femmes, et le mythe d’Adam et Eve, commun aux religions monothéiste, fait de la femme la principale coupable du péché originel. Mais ce système social « de l’honneur », comme l’explique Shatha est soutenu et encouragé « y compris depuis le plus haut sommet de la société, l’Etat ».

La législation palestinienne, ou plutôt les législations qui s’appliquent dans les territoires occupés, renforce cette subordination de la femme au pouvoir patriarcal. Les luttes des organisations de femmes ont permis que les Palestiniennes de plus de 18 ans puissent obtenir un passeport sans l’accord du mari ou du détenteur du pouvoir patriarcal. Mais cette possibilité reste virtuelle pour de nombreuses femmes palestiniennes. Les détentrices de la carte de résidentes de Jérusalem par exemple ne peuvent pas avoir (puisqu’elles sont sous l’autorité directe d’Israël sans être citoyennes israéliennes) ce passeport palestinien, mais uniquement un passeport jordanien. Or, en Jordanie, si un homme refuse que sa femme quitte le pays, il n’a qu’à donner son nom aux autorités et elle sera interdite de sortie du territoire aux frontières.

A propos de l’adultère, une loi, qui est un reste du Code Napoléon importé par le colonialisme français, fait qu’une femme « coupable d’adultère » risque 5 à 6 ans de prison. Selon Shatha, il n’y a pas d’exemples connus actuellement de femmes emprisonnées pour adultère en Palestine, mais cette même loi permet au mari qui tue sa femme considérée comme adultère de n’être condamné qu’à six mois de prison maximum. Par contre, si une femme tue son mari pour adultère, elle est considérée comme criminelle et risque 15 ans de prison. D’ailleurs, prouver l’adultère de son mari pour une femme, nécessite tellement de preuves et de témoins que c’est chose quasiment impossible, d’autant que la législation ne reconnaît l’adultère pour l’homme que s’il a couché avec une autre femme dans le lit conjugal. La polygamie est en effet légale pour l’homme qui a parfaitement le droit de se marier sans en informer sa première épouse. Aussi, s’il n’y a pas, selon Shatha de femmes en prison pour « adultère », cette loi permet par contre l’assassinat des femmes, que ce soit par le mari, ou, cas fréquent, par la famille après que l’époux ait fait prononcer le divorce pour adultère. Quant aux lois jordaniennes, toujours en vigueur en Cisjordanie, elles permettent aussi des exemptions ou des peines réduites (6 mois de prison) pour les meurtres commis « au nom de l’honneur de la famille ». Ces meurtres d’honneur, planifiés à l’avance par les hommes de la famille, sont souvent commis par un jeune homme de moins de 18 ans qui dispose ainsi d’une réduction de peine supplémentaire due à son jeune âge.

Sauver des vies, changer les lois et changer la société

C’est dans ce contexte que doit lutter le WCLAC, un contexte d’ailleurs qui se dégrade pour ce qui est du droit des femmes, en particulier depuis la seconde Intifada. L’insécurité croissante et l’absence d’un système judiciaire fonctionnel, les restrictions de mouvements dues au Mur et aux check-point, le chômage endémique qui renforce l’idéologie de la femme au foyer, la montée d’idéologies réactionnaires… tout cela rend encore plus difficile la lutte pour le respect des droits humains basiques des femmes de Palestine.

La première tâche du WCLAC est de sauver des vies et d’apporter une aide aux femmes victimes de violences ou menacées de crimes d’honneur. Enfermées dans le système de l’honneur, les femmes ont tendance à ne demander de l’aide au WCLAC qu’au dernier moment, lorsqu’il n’y a plus aucune autre solution pour survivre. Le WCLAC dispose actuellement de deux refuges pour femmes à Jéricho. Le premier est un centre d’urgence, pour les femmes qui sont menacées de mort, et où elles ne passent qu’un court séjour. Le deuxième, construit dans un cadre agréable selon Shatha, permet des séjour sur le plus long terme, et dispose de structures comme un jardin d’enfants, des salles pour apprendre l’informatique, et peut accueillir à la fois des femmes seules et des femmes avec enfants. Il s’agit alors pour les travailleuses sociales du WCLAC de voir comment aider ces femmes à retrouver une place dans la société : cela peut passer par un travail de médiation avec la famille, un soutien pour une formation professionnelle, et, pour les femmes les plus menacées un lien, en particulier avec l’ambassade du Canada, pour leur permettre de quitter le pays. Un troisième foyer ouvrira sous peu à Bethlehem, grâce à un travail de coopération avec une ONG italienne. Le WCLAC apporte aussi un soutien juridique à d’autres femmes, en particulier pour des Palestiniennes des USA dont le mari est retourné en Palestine avec les enfants.

Au delà de ce travail, le WCLAC lutte pour permettre un changement législatif. Cela se fait en particulier par un travail de lobbying auprès du Conseil Législatif Palestinien. Un peu avant l’élection du Hamas en 2006, le WCLAC avait réussi à obtenir un accord de principe du parlement pour légaliser le recours à l’IVG pour les filles et femmes victimes d’inceste. Le WCLAC réclamait et réclame toujours la possibilité d’avorter pour les femmes victimes de viol, mais n’avait alors pas réussit à obtenir un accord de principe sur cette question. Mais, le blocage de tout travail parlementaire depuis la prise du pouvoir par le Hamas n’a pas permis que cet accord de principe, voté par le précédent parlement, ne puisse apparaître dans la loi. Actuellement, et sur la base d’un projet rédigé par le WCLAC, le WCLAC travaille dans le cadre d’une coalition « ONG Palestiniennes contre la violence faite aux femmes » pour obtenir plusieurs changements législatifs, tant en matière du code pénal (abolition de la loi sur l’adultère, reconnaissance des meurtres de femmes comme des crimes à part entière…) qu’en matière de la loi du statut personnel (augmentation de l’âge du mariage à 18 ans –et non 15 ans- pour les filles, facilité pour permettre le divorce, etc.), cela dans le cadre d’une campagne portant sur la nécessité d’une loi pour la prévention des violences familiales. Pour l’instant, seul le père peut faire appel aux services sociaux pour demander une protection de son enfant, ce qui est absurde lorsque c’est lui ou un autre membre de la famille qui commet les violences, en particulier pour les cas d’inceste. Aussi, cette coalition revendique que des médecins ou des travailleurs sociaux puissent eux aussi faire des demandes de mesures de protection pour les mineurs victimes de violences. Pour cela, et demandant que la prévention des violences familiales entre également dans la loi fondamentale de l’Autorité Palestinienne, le WCLAC tente de travailler sur ces questions avec le Ministère des Affaires Familiales, travail qui fut au point mort pendant un an sous l’ancien gouvernement (100% Hamas), et Shatha espère que cela sera à nouveau possible d’avancer avec le nouveau gouvernement. Des campagnes de pétitions, des lettres et autres apparitions, en direction entre autre des parlementaires, sont aussi menées pour tenter de changer la loi qui permet des peines ridicules pour les meurtriers « au nom de l’honneur ».

L’action et la lutte conjointes avec d’autres organisation de femmes ou de défense des droits humains de la région (Syrie, Egypte, Jordanie, Liban) est également nécessaire pour faire avancer les droits des femmes en Palestine. En effet, des avancées pour les droits des femmes dans d’autres pays serait un appui pour les luttes à mener en Palestine, ne serait-ce qu’en montrant que des changement législatifs sont possibles, malgré les « traditions ».

Pourtant, si les changement législatifs sont importants, si la reconnaissance par la loi que les crimes d’honneur sont des assassinats à part entière et reconnus comme tels serait une avancée considérable pour les femmes de Palestine, la persistance, y compris dans l’immigration en Europe, de cette pratique, montre que ce n’est pas seulement la loi mais aussi la société qu’il faut changer. Le WCLAC travaille pour permettre ce changement en ce qui concerne la place des femmes dans la société. A chaque fois que le WCLAC apprend qu’un crime d’honneur a été commis, elles publient des communiqués de presse et tentent d’organiser des manifestations. Avec l’aide d’artistes sensibilisés sur cette question, le WCLAC associé à des organisations pour la défense des droits humains avait organisé une exposition de tableaux itinérante : chaque tableau représenté l’histoire d’une femme assassinée « au nom de l’honneur », et ces expositions permettaient de nombreuses discussions dans plusieurs villes. Deux ateliers ont également été mis en place par le WCLAC avec des juges et des policiers pour faire changer les mentalités y compris dans ces corps de métiers, et pour que les femmes assassinées ou menacées « pour l’honneur » soient vues comme victimes et non pas comme coupables.

Avec des journalistes progressistes, le WCLAC a récemment mis en place le « Forum Médias » qui se définit comme « un réseau indépendant de journalistes qui travaille pour assurer la justice pour les femmes et la protection des droits des femmes dans notre société[7] ». La mission de ce forum est de « développer une opinion publique favorable aux droits des femmes » et de « persuader et pousser les femmes et les hommes de Palestine de soutenir les transformations légales et culturelles qui contribueront à la création d’une société qui respecte les droits des femmes et assure la justice et l’égalité pour les femmes. [8]»

Ce sont là quelques exemples des activités du WCLAC, organisation qui publie aussi de nombreux rapports sur la situation des femmes palestiniennes, prisonnières et bloquées à la fois par l’occupation et les traditions patriarcales. Comme le dit Shatha « travailler à un changement social est long et difficile ». En mettant la question des crimes d’honneur et plus largement des violences faites aux femmes sur la place publique, le WCLAC a déjà réalisé le premier pas, peut-être le plus difficile, celui de rompre le silence. Bien sûr, dans le contexte politique qui est celui de la Palestine aujourd’hui, et dans un contexte mondial où les idéologies réactionnaires ont plus d’espace que les idées progressistes, la lutte est et sera difficile. Mais briser et détruire ces traditions moyen-âgeuses et soutenir celles et ceux qui luttent pour la justice et l’égalité est une nécessité pour les progressistes du monde entier. Au 19ème siècle déjà, Engels disait que l’on mesure le progrès de l’humanité au degrés de liberté des femmes… Et si la liberté de la société israélienne dépend de la liberté des Palestiniens, il n’y aura jamais ni liberté ni respect des droits humains en Palestine tant que de nombreuses femmes de ce pays devront subir les check-points du pouvoir patriarcal.

Article fait pour ICAHK, mars 2007


[1] Le WCLAC (Women Center for Legal Aid and Counseilling) est la principale organisation féministe de Cisjordanie.

http://www.wclac.org/

[2] IRIN, « Le phénomène du fémicide en augmentation dans les zones de conflits », 9 mars 2007

http://stophonourkillings.com/index.php?name=News&file=article&sid=1378

[3] Miftah, « Omerta en Palestine », 9 janvier 2007

http://stophonourkillings.com/index.php?name=News&file=article&sid=1095

[4] Israelnetz, « Plus de « crimes d’Honneur » dans les territoires palestiniens », 4 décembre 2006

http://stophonourkillings.com/index.php?name=News&file=article&sid=984

[5] Pour l’instant, ces trois femmes assassinées dans la Bande de Gaza ont pu être ou bien victimes de « crimes d’honneur » ou de fondamentalistes islamistes. Voir les articles suivants :

« Trois possibles crimes d’honneur dans la Bande de Gaza », Jerusalem Post, 27 février 2007

http://stophonourkillings.com/index.php?name=News&file=article&sid=1308

« Femmes de Gaza assassinées par des fondamentalistes islamistes », NPR, 2 mars 2007

http://stophonourkillings.com/index.php?name=News&file=article&sid=1327

 « Le phénomène du fémicide en augmentation dans les zones de conflits », IRIN, 9 mars 2007

http://stophonourkillings.com/index.php?name=News&file=article&sid=1378

[6] Voir par exemple : « Assassinées pour l’honneur de la famille », BBC, 7 mai 2005

http://stophonourkillings.com/index.php?name=News&file=article&sid=175

[7] Extraits de la brochure de présentation du « Media Forum »

[8] Ibid

~ par libertefemmespalestine sur mars 25, 2007.

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